mercredi 28 mars 2012

Entrepreneuriat et politique, mélange inévitable : la réalité


RESUME RENDEZ-VOUS DES ENTREPRENEURS DU 15 DECEMBRE 2011
Deuxième anniversaire


Thème : « Entrepreneuriat et politique, mélange inévitable : la réalité »


Intervenants
· Mme Haritiana RANDRIAMANANTENA | Madagascar Business Advices (MBA)
· Mr Rivolala RATSIMANDRESY | Malandy
· Mr Heriniaina RAZAFIMAHEFA | ONG CITE


Modérateur :
Mr Prospérin RANDRIATSIALONINA | AIFEM


PARCOURS DES INTERVENANTS


Mme Haritiana RANDRIAMANANTENA
Madagascar Business Advices est un cabinet de consultance se différenciant de par la pluridisciplinarité de ses services. Dans un souci d’innovation et pour satisfaire aux mieux les besoins de la clientèle, elle propose des packs à ses clients plutôt que de fournir des services disparates. Finalement, chez MBA, tout se fait dans le respect de la confidentialité des clients.


Mr Rivolala RATSIMANDRESY
Malandy se veut être le premier concept de fastfood à la malagasy. La dénomination malandy est tirée de l’appellation de l’ancêtre du « mofogasy ». L’entreprise propose une offre bien ciblée, et ses produits sont tous en portables. En modernisant les plats traditionnels, Malandy veut s’inscrire comme la référence en fastfood à la malagasy dans un contexte international.


Mr RAZAFIMAHEFA Heriniaina
Ayant suivi des formations en économie et en droit international de l’environnement, Mr RAZAFIMAHEFA occupe actuellement un poste à responsabilité au CITE Ambatonakanga. En collaboration avec le GRET, le programme SERA est actuellement en cours au sein de cette ONG. Il consiste à appuyer les artisans malagasy pour avoir une plate forme de représentativité pour développer le partenariat entre le pouvoir public et les artisans.


QUESTIONS/REPONSES ET DEBAT
Le débat a vu la participation d’autres entrepreneurs et professionnels outre les intervenants cités auparavant ; au niveau de l’assistance, la table ronde a permis de voir les opinions de figures de l’entrepreneuriat comme Mme Nathalie RABE de Novo-comm ainsi que de Mr Serge RAMIANDRASOA, coach en communication. Les membres du CEE-RE ont également apporté leur contribution.



Système formel dissuasif
La question fortement débattue consiste à comprendre pourquoi les entrepreneurs, surtout les artisans, sont très réticents à formaliser leurs activités. Selon les participants, il en est ainsi du fait que, d’abord, les entrepreneurs des TPE et MPE ne sont pas informés de leurs droits et obligations, ensuite, ceux qui ont la bonne volonté de formaliser leurs activités sont souvent déçus par les obligations rigides. Cependant, dans le formel, ces entrepreneurs ont
l’impression que le formel ne leur apporte rien. 


Confrontés à la question « Commencer par le formel ou l’informel », les intervenants et les entrepreneurs présents ont tous soutenu l’idée de la formalisation dès le départ pour diverses raisons, à savoir la facilité de bénéficier d’aides des entités spécialisées telles que les banques, l’étendue des possibilités en termes de collaboration, et la pérennité de l’entreprise. Cependant, il appartient toujours au créateur d’entreprise de faire le choix de la formalisation ou non.


Pas d’accompagnement pour les jeunes entrepreneurs
Les intervenants de cette table ronde ont clamé fort le manque d’initiatives pour l’accompagnement des jeunes entrepreneurs qui malgré les bonnes idées se perdent parfois. En effet, malgré l’existence d’entités spécialisées dans le pays, on constate encore des lacunes par exemple sur la promotion de l’entrepreneuriat via la sensibilisation des entreprises sur les opportunités d’affaires dans le pays, et une assistance concrète sur les possibilités d’ouverture internationale.


La question est aussi de savoir si les entités qui représentent les entreprises jouent leurs rôles de manière efficace.


Formalisation par le respect de l’éthique
Mais la formalisation d’une entreprise ne trouve pas seulement son raison d’être dans le contexte économique. En effet, le respect de l’éthique, accompagné d’un geste de patriotisme poussent chaque entrepreneur à apporter sa part de brique pour le pays. Or, le problème se pose au niveau du système éducatif et l’environnement dans lequel les malagasy évoluent, en ce sens que même les dirigeants, jusqu’ici, ne peuvent pas servir de modèles pour le peuple. De ce fait, force est d’admettre que c’est le système qui fait que l’éthique n’est pas respecté. Cependant, il ne faut pas non plus subir le système, on doit commencer à considérer cette éthique de par soi-même.


Besoin de regroupement et d’alliance
Comme on dit en malagasy : « Izay mitambatra vato, Izay misaraka fasika », les jeunes entrepreneurs ont besoin de se regrouper pour ne faire qu’un. Se regrouper consiste à unir ses forces pour se faire entendre. La façon de s’y prendre se divise en trois étapes : d’abord l’alliance pour constituer un réseau fort et solidaire, ensuite un état des lieux en termes de difficultés rencontrées, et enfin il faut approcher les entités capables de donner leurs appuis. 


Dans ce cadre il a été proposé que les jeunes entrepreneurs, présents lors de cette table ronde, aillent se regrouper pour pouvoir bénéficier des appuis nécessaires de la part de JPM
(Jery sy Paika eto Madagasikara) par la suite. De leur côté, les étudiants aussi peuvent se constituer en réseau pour avoir le concours de ces entités spécialisées ou groupements de professionnels. Le Club Entrepreneurs Etudiants du Rendez-vous des Entrepreneurs répond parfaitement à cette forme de structure.



Comment va se matérialiser l’accompagnement de l’Etat pour les entreprises malgaches ?
Former les entrepreneurs et accompagner avec un personnel efficace
Mise en place de banques d’investissements
Améliorer le système d’information
Réforme au niveau de l’éducation
Mise en place de normes
Etre à l’écoute des groupements plaidoyers > exemple : dans les propositions de lois


Quels conseils donner aux jeunes qui veulent entrer dans l’entrepreneuriat formel ?
Porter haut et fort les couleurs du pays dans ses activités > patriotisme
Ne pas perdre espoir malgré les difficultés
Etre persévérant
Voir des opportunités dans les difficultés
Faire les erreurs chez les autres
Ne pas choisir le travail en fonction de l’argent procuré, faire quelque chose qui passionne, choisir un domaine qu’on aime
Humilité en tant que chef d’entreprise


Rédaction : Equipe du CEE-RE


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